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Antho Coaching

Mobilité du coureur : pourquoi est-elle importante et comment l’améliorer ?

La mobilité est souvent négligée par les coureurs.

On pense facilement que pour progresser, il suffit d’enchaîner les kilomètres et les séances de fractionné. Pourtant, la capacité de votre corps à bouger correctement et à exploiter ses amplitudes peut avoir une vraie importance dans votre pratique.

Une bonne mobilité permet notamment de mieux réaliser certains mouvements, de conserver de bonnes amplitudes et de mieux tolérer les contraintes liées à la course.

Mais attention : avoir beaucoup de mobilité ne signifie pas automatiquement mieux courir.

L’objectif n’est pas de devenir extrêmement souple. Il est de disposer de la mobilité nécessaire pour réaliser vos mouvements efficacement et sans gêne.

Alors, pourquoi travailler sa mobilité lorsqu’on est coureur ? Et surtout, comment l’intégrer simplement dans son entraînement ?


Mobilité et souplesse : quelle différence ?

Les deux termes sont souvent utilisés comme s’ils étaient synonymes.

Pourtant, ils ne désignent pas exactement la même chose.

La souplesse correspond principalement à la capacité d’un muscle ou d’un groupe musculaire à s’étirer.

La mobilité fait davantage référence à la capacité d’une articulation à se déplacer dans une amplitude donnée, avec contrôle.

Pour un coureur, l’objectif n’est donc pas forcément de pouvoir toucher ses pieds avec les mains.

Il s’agit plutôt de pouvoir bouger efficacement ses chevilles, ses hanches, son bassin et sa colonne, notamment pendant la course.


Pourquoi la mobilité est-elle importante pour le coureur ?

La course à pied est un mouvement répétitif.

À chaque foulée, votre corps doit gérer des milliers de mouvements et de contraintes.

Une mobilité suffisante permet notamment de conserver une bonne qualité de mouvement.

La mobilité de la cheville

La cheville joue un rôle essentiel dans la foulée.

Une mobilité limitée peut notamment modifier la façon dont le genou et le pied se déplacent lors de l’appui.

La mobilité de la hanche

La hanche participe directement à l’avancée de la jambe et au mouvement de flexion-extension nécessaire à la course.

La mobilité du bassin et du tronc

Un bassin et un tronc capables de bouger correctement participent également à la coordination générale du mouvement.

Mais attention à ne pas tomber dans une conclusion trop rapide :

un manque de mobilité ne signifie pas automatiquement que vous allez vous blesser.

Les blessures en course à pied sont multifactorielles et dépendent notamment de la charge d’entraînement, de la récupération, du renforcement, du sommeil et de nombreux autres facteurs.


Les zones à surveiller chez le coureur

Il n’est pas nécessaire de passer 30 minutes à s’étirer de la tête aux pieds.

Certaines zones méritent cependant une attention particulière.

1. Les chevilles

Une bonne mobilité de cheville permet notamment d’accompagner correctement les mouvements du pied et du membre inférieur.

Un exercice simple consiste à travailler la flexion de cheville contre un mur.

Comment faire ?

Placez un pied à quelques centimètres d’un mur et avancez progressivement votre genou vers celui-ci sans décoller le talon.

Réalisez plusieurs répétitions contrôlées de chaque côté.


2. Les hanches

Les hanches sont fortement sollicitées lors de la course.

Un travail de mobilité peut aider à conserver une bonne amplitude et à préparer le corps avant certaines séances.

Un exercice simple :

les rotations de hanches en position au sol.

Installez-vous confortablement, placez les jambes fléchies et faites passer progressivement vos genoux d’un côté puis de l’autre, sans forcer.


3. La colonne thoracique

On pense moins souvent à la mobilité du haut du corps lorsqu’on parle de course.

Pourtant, la colonne thoracique participe à la rotation et à la coordination du mouvement.

Des rotations contrôlées du haut du corps peuvent être intégrées facilement dans une routine de mobilité.


Quand travailler sa mobilité ?

Il n’est pas nécessaire de consacrer une séance entière à la mobilité.

Vous pouvez l’intégrer directement à votre entraînement.

Avant une séance

Privilégiez des mouvements dynamiques et contrôlés.

L’objectif est de préparer progressivement le corps à l’effort.

Quelques minutes peuvent suffire :

  • mobilisations de chevilles ;
  • rotations de hanches ;
  • mouvements dynamiques des jambes ;
  • mobilisation du bassin.

Après une séance

Vous pouvez également réaliser quelques mouvements tranquilles pour retrouver progressivement votre calme.

Mais il n’est pas obligatoire de faire une longue séance d’étirements après chaque sortie.

En dehors des séances

C’est probablement le meilleur moment pour développer réellement votre mobilité.

Une routine de 5 à 10 minutes, réalisée régulièrement, peut être beaucoup plus intéressante qu’une longue séance effectuée une fois par mois.


Faut-il s’étirer pour mieux courir ?

Pas nécessairement.

Les étirements peuvent avoir leur place dans une routine générale, mais ils ne constituent pas une solution miracle pour améliorer la course ou prévenir toutes les blessures.

Avant une séance de course, privilégiez plutôt des mouvements dynamiques.

Les étirements statiques longs ne sont pas indispensables juste avant un effort intense.

Et si vous aimez vous étirer après votre séance, faites-le sans chercher à aller dans une amplitude maximale.

La mobilité doit rester confortable et contrôlée.


Une routine mobilité simple pour les coureurs

Vous pouvez commencer avec une routine de quelques minutes comprenant :

1. Mobilité de cheville
8 à 10 répétitions par côté.

2. Rotations de hanches
8 répétitions par côté.

3. Mobilité du bassin
8 à 10 répétitions.

4. Rotations thoraciques
8 répétitions par côté.

5. Mobilisations dynamiques des jambes
Quelques répétitions contrôlées avant votre séance.

L’objectif n’est pas de chercher l’amplitude maximale.

Cherchez une amplitude confortable, contrôlée et adaptée à votre mouvement.


Mobilité et renforcement : deux éléments complémentaires

La mobilité ne doit pas être considérée séparément du renforcement.

Un coureur peut avoir une grande amplitude de mouvement mais manquer de force pour contrôler cette amplitude.

À l’inverse, un manque de mobilité peut parfois limiter la qualité d’un mouvement de renforcement.

C’est pourquoi une préparation physique intéressante pour le coureur doit combiner plusieurs qualités :

mobilité + force + stabilité + coordination.

C’est cette complémentarité qui permet de construire un corps capable de mieux gérer les contraintes de la course.


Les erreurs à éviter

❌ Chercher à être le plus souple possible

Plus d’amplitude ne signifie pas forcément mieux.

❌ Faire uniquement des étirements

La mobilité ne se résume pas aux étirements.

❌ Attendre d’avoir une douleur pour travailler sa mobilité

La mobilité peut être intégrée en prévention dans votre routine d’entraînement.

❌ Faire une séance de 30 minutes une fois par mois

La régularité est bien plus importante.

❌ Forcer sur les amplitudes

Une sensation d’étirement légère peut être normale. Une douleur ne doit pas être recherchée.


Le conseil du coach

Vous n’avez pas besoin de devenir extrêmement souple pour mieux courir.

Votre objectif est simplement de conserver les amplitudes dont vous avez besoin pour courir efficacement et confortablement.

Quelques minutes de mobilité régulièrement intégrées à votre semaine peuvent être largement suffisantes pour commencer.

Et surtout, ne considérez pas la mobilité comme une séance supplémentaire à caser absolument dans votre planning.

Elle peut simplement devenir une partie de votre entraînement.


En résumé

Pour le coureur :

La mobilité permet de travailler la qualité et le contrôle des mouvements.

Les chevilles, les hanches et le bassin sont notamment des zones importantes à intégrer dans votre routine.

Quelques minutes régulièrement sont préférables à une longue séance occasionnelle.

La mobilité doit compléter le renforcement, pas le remplacer.

Et surtout :

Ne cherchez pas à être plus souple. Cherchez à mieux bouger.


Besoin d’un entraînement plus complet ?

La course à pied ne se résume pas à accumuler des kilomètres.

Mobilité, renforcement, récupération et progression de la charge sont autant d’éléments qui peuvent contribuer à construire un coureur plus solide et plus régulier.

Chez Antho Coaching, je construis des entraînements adaptés à votre niveau et à votre objectif, avec une approche globale de la progression.

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